Hauterives, Henry de Grandsaignes d’
 
Henry de Grandsaignes d’Hauterives s’est d’abord fait connaître à partir de 1897 grâce à l’exploitation en Amérique d’un cinéma ambulant appelé « Historiographe », dont la gestion avait été confiée à sa mère, la comtesse Marie de Kerstrat. Il quitte la France après des études en droit, et, pendant une dizaine d’années le vicomte et sa mère se déplacent de ville en village, dans l’Est du Canada et des États-Unis, pour montrer les films des frères Lumière, de Georges Méliès et des réalisateurs de la firme Pathé frères. Tous deux ont joué à cet égard un rôle de pionniers au Québec, où ils sont les plus importants exploitants de vues animées avant l’ouverture, en 1906, du Ouimetoscope et des autres salles permanentes de cinéma. Mais c’est surtout par son travail de bonimenteur que le vicomte a marqué l’histoire du cinéma au Québec. Reconnu comme un très bon orateur, il est le premier à populariser la pratique consistant à commenter verbalement les films muets. Au Québec où la majorité des films étaient importés des États-Unis à partir des années 1910, ce commentaire en français demeura très populaire jusqu’à l’arrivée du cinéma parlant qui élargit la distribution des films français.
 
 
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Bioscope en l'an 1900
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Pour en savoir plus
Duigou, Serge, Germain Lacasse. 1985. L’Historiographe : Les débuts du spectacle cinématographique au Québec. Montréal : Cinémathèque Québécoise.
Duigou, Serge, Germain Lacasse. 1987. Marie de Kerstrat, l’aristocrate du cinématographe. Quimper : Ressac.