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Bioscope en l'an 1900
description
Thomas Alva Edison (1847-1931) et le Trust Edison
 
Au tournant du XXe siècle sévissent ceux que l’on a appelés les « Barons voleurs », des grands capitalistes (Andrew Carnegie, John D. Rockefeller, J. P. Morgan…) qui ont amassé des fortunes colossales grâce aux chemins de fer et aux monopoles sur des secteurs entiers. Le cinéma n’échappe pas à ces pratiques.
Le « Sorcier de Menlo Park », Thomas Edison, veut rapidement faire valoir ses droits sur les « photographies animées ». Le fameux inventeur de l’ampoule électrique et du phonographe, met au point, avec son employé William K. L. Dickson, une caméra (le Kinetograph) et un appareil de visionnement individuel (le Kinetoscope) permettant de reproduire l’image en mouvement. À l’arrivée du Cinématographe Lumière en 1896, Edison réplique en commercialisant un projecteur, le Vitascope d’Armat. Rapidement, il essaie de monopoliser les vues animées. Il lance une guerre des brevets et l’industrie se divise entre ses affiliés et un concurrent, Biograph. En 1908, Edison fonde la Moving Picture Patents Co. (le Trust Edison) en réunissant tous les gros joueurs de l’industrie (Pathé, Biograph, Vitagraph…). Le seul participant québécois est Léo-Ernest Ouimet. C’est pour échapper au Trust à partir de 1911, que les indépendants partirent en Californie où ils fondèrent un lieu dénommé « Hollywood »… Le Trust a connu une série de revers au cours des années 1910, et est dissous après qu’un jugement rendu en 1915 eut condamné ses pratiques monopolistiques.