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Bioscope en l'an 1900
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Canadian Pacific Railway
 
Lors de ses campagnes publicitaires en vue d’encourager l’ immigration et l’établissement dans l’Ouest canadien, la compagnie de chemin de fer Canadien Pacifique (CP) réalise vite le potentiel des vues animées et la fascination du public pour les trains. Par l’intermédiaire de son Service de la Colonisation et du Développement – et plus particulièrement de son employé Louis Olivier Armstrong – la compagnie va donc encourager des individus dans cette entreprise.
Le premier cinéaste à bénéficier de l’appui du CP est James Freer qui tourne en 1899 plusieurs films aux environs de sa ferme du Manitoba et qui en assure lui-même la diffusion en tant que projectionniste ambulant. Le CP fait également appel à des compagnies et caméramans américains et britanniques. Ce qui explique la présence au Canada de l’opérateur de l’American Mutoscope and Biograph, Billy Bitzer, ou de l’ Edison Manufacturing Co., Robert K. Bonine. Mais ce sont surtout l’Anglais Joseph Rosenthal et son producteur Charles Urban qui vont bénéficier de son appui à partir de 1902.
En 1910, le CP collabore à nouveau avec la Edison pour une série de douze films de fiction parmi lesquels se démarque A Wedding Trip from Montreal Through Canada to Hong Kong, un récit mis en scène dans un contexte documentaire. Ces productions sont alors surtout destinées à être mises au programme des premières salles de cinéma permanentes. Le CP innove l’année suivante en commandant à la Natural Colour Kinematograph de Londres une série de vues canadiennes utilisant le Kinemacolor, un procédé couleur connaissant alors un certain succès.
En 1919, Urban approche le CP pour produire un documentaire sur la visite du prince de Galles au Canada. Le succès du film encourage le CP à s’impliquer davantage dans la production. C’est dans ce contexte que sera fondée à Montréal en 1921, sous la direction de Bernard E. Norrish, l’Associated Screen News (active jusqu’en 1958) qui offrira des services de production et de laboratoires. Outre des films commandités, elle produit des séries d’actualités et de documentaires pour salles (Kinogram Travelogues, Camera Rambles) auxquelles fera suite la célèbre série Canadian Cameo (de 1932 à 1953).