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Bioscope en l'an 1900
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Pour en savoir plus
Popple, Simon, Vanessa Toulmin, Patrick Russell (dir.). 2005. The Lost World of Mitchell and Kenyon: Edwardian Britain on Film. Londres : British Film Institute.
Les films locaux
 
Particulièrement populaires au temps du muet, les films locaux constituent en quelque sorte les précurseurs des films de famille. Un film est dit « local » lorsque le groupe des hommes, femmes et enfants défilant devant la caméra lors de son tournage et le groupe des spectateurs assis devant l’écran lors de ses projections se recoupent de façon significative.
Les projectionnistes ambulants sont les plus grands producteurs de film locaux. Plusieurs d’entre eux sont en effet équipés de caméras leur permettant de produire de courtes vues dans les communautés où ils s’arrêtent. Il s’agit là d’une stratégie commerciale fort efficace : bien des gens sont prêts à débourser les cinq ou dix sous du prix d’admission pour avoir le plaisir de s’admirer sur l’écran pendant quelques secondes. Ces films ne présentent cependant que peu d’intérêt hors des localités où ils ont été tournés, et ne sont que très rarement distribués.
Pour le tournage des films locaux, on privilégie les lieux et événements permettant de capter le plus grand nombre de visages possible sur les quelques minutes de pellicule disponibles. La caméra est par conséquent souvent installée sur un véhicule (un tramway dans le cas du Panorama de la rue Ste-Catherine tourné pour le théâtre Proctor’s en 1901), ou encore devant une foule en mouvement (c’est notamment le cas de Montreal on Skates). Plusieurs films locaux sont ainsi tournés à la sortie d’une église ou d’une école, ou bien le long d’une parade.
De nombreux films locaux ont été tournés au Québec par William Paley, F. Guy Bradford et Léo-Ernest Ouimet.